L'expression est barbare, mais l'heure est bien à l'« ISRisation », avec la volonté de répandre les principes de l'investissement responsable (ISR) à l'ensemble de la gestion. La plupart des sociétés mettent leurs outils d'analyse extra-financière à la disposition des gérants classiques et regroupent parfois ces derniers avec les gérants ISR. « L'intégralité de l'offre ne pourra pas basculer dans l'ISR, car tous les investisseurs ne souhaitent pas un portefeuille marqué par ce type de gestion », nuance Patrick Savadoux, gérant ISR chez Mandarine Gestion. A l'échelle des grands groupes, c'est sûrement vrai. Mais l'acquisition récente par l'UFG de 60 % des parts de Sarasin AM - rebaptisé UFG-Sarasin - constitue un bon exemple d'intégration transversale. « L'UFG a confié la totalité de sa gestion actions à UFG-Sarasin pour la transformer en gestion ISR », explique Bertrand Fournier (photo), vice-président du directoire d'UFG-Sarasin. Et l'UFG, leader de la pierre-papier, a lancé le premier organisme de placement collectif en immobilier labellisé ISR, avec l'aide de sa nouvelle filiale qui continue de bénéficier de l'expertise ISR de son ancienne maison mère, la Banque Sarasin.