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L'Andorre et le Liechtenstein prêts à coopérer en matière de secret bancaire

le 13/03/2009

La décision intervient à quelques semaines d'un sommet du G20 durant lequel doit être abordée la question des paradis fiscaux

Suite aux nombreux appels à des sanctions contre les paradis fiscaux, le Liechtenstein et l'Andorre, à quelques semaines de la tenue du sommet du G20, ont choisi d’assouplir leur secret bancaire et de se plier aux normes définies par l' OCDE sur la transparence et l'échange d'informations fiscales.

Alors qu’il cherche à améliorer son image après le scandale de fuites de données qui avait frappé en 2008 sa principale banque, LGT, le Liechtenstein a annoncé hier un nouvel assouplissement de son secret bancaire et prévoit de nouer des accords bilatéraux de coopération dans les enquêtes pour fraude ou évasion fiscale. «Le temps est venu d'adapter notre système d'entraide judiciaire et administrative dans le domaine de la fiscalité à de nouvelles bases», a déclaré le chef d'Etat, le prince Alois von und zu Liechtenstein. De fait, la principauté s'est engagée à communiquer aux autorités étrangères, sur demande et en cas de fraude et d'évasion fiscale avérées, des informations sur des comptes bancaires. «Par cette déclaration, nous tenons à affirmer que la confidentialité bancaire ne pourra plus à l'avenir être utilisée pour faciliter la fraude fiscale», a indiqué le Premier ministre, Otmar Hasler.

Dans la perspective du G20, les critiques s'intensifient à l'égard des paradis fiscaux. Hier, la France et l'Allemagne ont réaffirmé leur intention de faire front commun pour proposer «un mécanisme de sanctions».

Souhaitant sortir de la liste noire des paradis fiscaux non coopératifs, l'Andorre est également prête à lever le secret bancaire dans le cadre d'accords bilatéraux d'échange d'informations fiscales avec d'autres Etats. Son Premier ministre, Albert Pintat, s'est d’ailleurs engagé à faire approuver d'ici novembre un projet de loi allant dans ce sens. Ce dernier devra être validé par le gouvernement avant le 1er septembre et par le Parlement au plus tard le 15 novembre 2009.

Ces décisions du Liechtenstein et de l’Andorre mettent davantage sous pression les autres pays sur la sellette, comme le Luxembourg, Monaco et la Suisse. Alors que l'économie helvétique est prête à négocier avec les autorités internationales sans remettre en question les principes du secret bancaire, ces pays ont beaucoup à perdre puisque les comptes offshore dans les paradis fiscaux privent les Etats-Unis de 100 milliards de dollars environ d’impôts annuels.
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