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L'Allemagne accorde son soutien de principe sur la limitation des bonus |
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| Par Lothar Gries, à Francfort |
le 01/09/2009 |
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Paris et Berlin veulent obtenir une position commune de l’Europe lors du sommet du G20 pour mettre fin aux excès des versements aux traders
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Se déclarant « ulcérés par le retour de la pratique des bonus dans les établissements financiers » la chancelière allemande Angela Merkel a largement épaulé la position du président Nicolas Sarkozy, en visite hier à Berlin. « Nous ne pouvons tolérer que sur la question des bonus les banques continuent comme avant » a souligné la chancelière, soulignant son accord avec la proposition française d’interdire les bonus garantis et d’étaler leur versement dans le temps.
Toutefois, la chancelière s’est bien gardée de se prononcer sur une limitation du montant des bonus, se bornant à dire que la pratique des bonus nécessitera la mise en place d’une réglementation internationale. « Nous voulons qu'à Pittsburgh, les choses changent, et que la communauté internationale comprenne que les excès de la spéculation et de la finance qui ont conduit à la crise ne puissent pas reprendre comme s'il ne s'était rien passé », a déclaré de son côté Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel. « C'est une position commune à nos deux pays », a-t-il ajouté.
Paris et Berlin veulent envoyer une lettre au président de l'Union européenne pour que l'Europe ait une position commune lors du sommet du G20 à Pittsburgh. « Nous voulons mettre fin au scandale des bonus », a déclaré le Président français, soulignant que « nous appliquerons ces mesures quelles que soient les décisions des autres ». De son côté le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück a publié hier une liste de propositions visant à encadrer la rémunération et les bonus. Il préconise en particulier de limiter au niveau international la proportion de la rémunération variable par rapport au salaire fixe. Le ministre allemand veut aussi forcer les banquiers à conserver pendant au moins quatre ans les options sur actions pour les empêcher de se focaliser seulement sur les gains à court terme.
Par ailleurs, Peer Steinbrück a demandé aux pays du G20 de faire payer aux marchés financiers une partie du coût de la crise économique internationale. « Je veux discuter avec vous de la manière dont nous pouvons demander, de manière coordonnée et à l'échelle internationale, une plus forte contribution des marchés financiers au financement des immenses coûts de la crise », écrit Peer Steinbrück dans cette lettre à ses homologues.
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