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L'intéressement des salariés divise la profession du LBO

le 09/06/2008

Alors que l’Afic a lancé un groupe de travail sur le sujet, le président du directoire d’Axa Private Equity sème le trouble

Le président du directoire d’ Axa Private Equity joue les trublions au sein de l’industrie du capital-investissement en France. Mme Dominique Sénéquier souhaite que les opérations de LBO puissent profiter à l’ensemble des salariés, opinion globalement approuvée par l’ensemble de la profession, et appelle à une insertion dans le Code du travail spécifiant l’attribution aux salariés de 5 % de la plus-value réalisée par une société d’investissement. Une mesure qui concernerait toute entreprise comptant au moins 100 salariés.


« L’idée de base est bonne et reprend une petite partie d’une grande idée déjà lancée par l’Afic (Association française des investisseurs en capital)», souligne Gonzague de Blignières, président de Barclays Private Equity et ancien président de l’association professionnelle. « Ce qui me choque, c’est que cette intervention soit faite en solo, sans même avoir consulté l’Afic », estime-t-il.


Car l’Afic a lancé un groupe de travail il y a trois mois sur la responsabilité sociale des groupes d’investissement. Une charte, envoyée la semaine dernière et à laquelle les grands fonds vont adhérer (parmi lesquels Axa Private Equity !), propose notamment des engagements sur le partage de la création de valeur. Mais rien de contraignant, et qui soit de nature à être inscrit dans le marbre.


« La proposition de Dominique Sénéquier revient à créer un impôt sur les plus-values pour les investisseurs qui sont dans nos fonds, ce qui est le meilleur moyen de les faire fuir du capital-investissement français. En outre, elle se révèle impossible à mettre en œuvre, car ce n’est pas l’Etat qui peut statuer dans ce domaine. L’Afic préconise une démarche d’autorégulation via sa charte dans le cadre de laquelle les fonds s’engagent à mettre en place, soit un plan d’intéressement, soit un plan d’actionnariat salarié, en fonction de ce qui est le plus adapté pour l’entreprise », explique Eddie Misrahi, président de l’Afic.


Cette question de la répartition de valeur lors d’une cession est actuellement sur le devant de la scène dans le monde du private equity, comme en témoigne l’opération Editis. Selon Le Monde, 37 millions d’euros auraient été touchés par le management lors de la cession du groupe d’édition par Wendel au groupe espagnol Planeta. Un montant qui a entraîné la grogne des salariés.

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