L'activité économique s'est légèrement renforcée au mois de février dans 9 des 12 districts qui constituent la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed), selon le rapport de la Banque centrale appelé aussi Livre beige publié hier soir. «Les conditions économiques ont continué de s'améliorer depuis notre dernier rapport, bien que de violents blizzards début février aient contenu l'activité dans plusieurs districts», résume ce nouveau rapport dont les données ont été arrêtées au 22 février
L'activité manufacturière a pris de l'élan dans la plupart des districts, notamment dans les équipements high-tech, l'automobile et la métallurgie, mais le rapport souligne qu'une grande partie des entreprises n'a pas été en mesure d'augmenter ses prix de vente, en dépit de pressions à la hausse sur les prix de certaines matières premières comme les métaux et du bois. Le Livre beige fait également état d'une certaine amélioration des dépenses de consommation en dépit de la météo «qui a entravé les achats dans certaines régions de la partie Est du pays». Si le rythme des licenciements a ralenti, les plans de recrutement «sont d'une façon générale restés mous» et les pressions à la hausse sur les salaires ont été «minimales».
Des difficultés persistent en revanche dans l'immobilier. Si le segment résidentiel a enregistré une amélioration dans plusieurs districts, l'immobilier commercial et l'activité dans le BTP sont restés «faibles ou en recul» dans la plupart d'entre eux, malgré l'appui du plan de relance fédéral. Le secteur bancaire n'est pas non plus très vaillant, la demande de prêts restant faible dans pratiquement tout le pays à cause d'une frilosité persistante des banques. «A Atlanta, on signale que les banques avaient des liquidités suffisantes mais étaient réticentes à réduire leurs réserves de cash», indique ainsi le Livre beige.
Les conclusions du rapport sont utilisées par la Fed pour décider de sa politique de taux d'intérêt, la prochaine réunion de l'institut d'émission étant prévue le 16 mars. Hier, trois banquiers centraux ont estimé que la mollesse de la reprise économique, conjuguée à un niveau de chômage élevé et à une faible inflation devraient permettre à la banque centrale américaine de maintenir ses taux à un bas niveau pendant une période encore longue.