Le plan de secours pour la Grèce existe bien. Quant au reste, c'est-à-dire le contenu de ce plan, il faudra attendre. A l'issue de la réunion de l'Eurogroupe, hier lundi, les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord sur les modalités techniques d'un dispositif d'assistance financière à la Grèce, qui leur permettra «de prendre une décision sur une action coordonnée, qui pourrait être activée rapidement si une telle nécessité devait se présenter», a commenté le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
De quel mécanisme s'agit-il ? Il ne consistera pas en des prêts garantis, «le plan doit garantir la stabilité financière de toute la zone euro», peut-on lire dans le communiqué. Jean-Claude Juncker rajoutant que «tous les pays de la zone euro participeront à cette action». «Les propositions que nous ferons seront totalement en ligne avec les dispositions afférentes du traité et avec les législations nationales», a-t-il précisé.
Une série de points techniques du mécanisme devraient être clarifiés au cours des prochaines semaines sans faire l'objet d'un exposé public. De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a redit que la Commission européenne était prête à présenter prochainement un nouveau cadre d'action visant à s'assurer de la stabilité financière de la zone euro. L'Eurogroupe s'est d'ailleurs félicité dans son communique que la Grèce ait pris les mesures nécessaires en vue de réduire son déficit cette année de 4% pour atteindre 8,7% du PIB cette année.
L'euro baissait nettement lundi face au billet vert, malgré l'accord annoncé, il valait 1,3671 dollar contre 1,3761 vendredi soir. L'euro baissait également face à la devise nippone à 123,73 yens contre 124,59 vendredi. Le dollar était pour sa part quasi stable face au yen à 90,50 yens, contre 90,52 yens vendredi.
Par ailleurs, la question des dettes publiques a été remise sur la table par l'agence de notation Moody's, qui a estimé lundi que le risque d'abaissement de la note de quatre grands pays ayant la meilleure («Aaa») - Royaume-Uni, France, Etats-Unis, Allemagne - s'était rapproché.
Aujourd'hui se tient la réunion de l'Ecofin, on devrait y reparler de la Grèce, mais sous l'angle des dérivés.