L'Acam envoie un message rassurant sur le secteur de l'assurance

Les tests de résistance demandés aux acteurs, libres de choisir les plus appropriés, n’ont rien révélé d’alarmant, selon l’autorité de contrôle

Par Virginie Deneuville le 06/10/2009 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

Sur la base des comptes arrêtés à fin 2007, les tests de résistance (stress tests) demandés aux assureurs français n'ont «rien révélé d'alarmant», selon l'Acam. Pour l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, qui tenait lundi sa conférence annuelle, «on ne peut toutefois pas tirer de tendances générales, chaque organisme ayant pu choisir les tests les plus appropriés à sa situation». Si les assureurs ont tous réalisé des tests sur les taux, plusieurs se sont désintéressés des marchés actions, a souligné Antoine Mantel, secrétaire général de l'Acam. Pour ce dernier, «les assureurs ont tendance à se censurer sur les stress tests. Il faut se forcer à regarder ce qui peut aller mal, non pas pour prédire, mais pour prévenir».

L'Acam a toutefois souligné l'impact limité des chocs passés sur les assureurs français. Alors que 12 % des entreprises présentaient un risque d'exposition à la crise des subprimes, le risque a représenté en moyenne 1 % des actifs. Sur les affaires Lehman et AIG, les expositions se sont élevées respectivement à 1 et 1,5 milliard d'euros, pour 0,1 et 0,3 % des actifs. Sur le scandale Madoff, l'exposition ne s'est faite que de manière indirecte, à hauteur de 550 millions d'euros.

Par ailleurs, «les engagements réglementés dans le secteur de l'assurance en France sont couverts», a souligné Pierre-Jean Vouette, directeur de la surveillance de marché. Cette couverture, globalement stable sur un an, s'est élevée en 2008 à 103,7 % dans l'assurance mixte, 112,3 % dans l'assurance non-vie, 116 % pour les mutuelles et 122,3 % pour les instituts de prévoyance. «La marge de solvabilité est en outre couverte 2,2 fois, dont 1,8 fois sur fonds propres», a ajouté le dirigeant.

Parallèlement, le suivi des flux dans l'assurance vie, mis en place en octobre 2007, montre une évolution de la collecte nette positive en 2009. Le taux de revalorisation moyen pondéré sur les supports en euros reste élevé en dépit de la crise à 3,9 %, comparativement à 4,1 % en 2007. Ce recul de 0,2 % a été limité par un nombre, restreint, de contrats très bien rémunérés. Ainsi, quelque 12 % des contrats affichaient un taux supérieur ou égal à 4,5 % en 2008, contre 19 % en 2007.

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