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John Thain revient sur le devant de la scène à la tête de CIT |
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| Par Benoît Menou |
le 08/02/2010 |
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Le prêteur mise sur l’ancien patron de Merrill Lynch ou du Nyse pour assurer son renouveau après la sortie du régime des faillites |
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CIT Group a mis un terme cette nuit à une quête de quatre mois, celle d’un nouveau directeur général chargé d’assurer son renouveau après que le prêteur immobilier soit sorti du régime de protection sur les faillites au mois de décembre. Une faillite qui avait été l’une des plus importantes de l’histoire des Etats-Unis, qui plus est au sein d’un secteur lui-même au centre de toutes les attentions dans le cadre de la crise financière. Le groupe accorde des prêts à environ 3.000 petites et moyennes entreprises.
C’est John Thain qui a emporté la mise, ou c’est selon, accepté cette délicate mission. L’ancien maître du New York Stock Exchange puis de Merrill Lynch remplace avec effet immédiat le patron par intérim Peter Tobin, qui avait lui-même pris le relais suite au départ effectif de son prédécesseur Jeffrey Peek.
Le nouveau venu revient donc sous le feu des projecteurs plus d’un an après avoir été écarté de la direction de Merrill Lynch lors du rachat de la banque américaine par Bank of America.
John Thain rejoint un groupe marqué par l’aventure des prêts «subprime» qui avaient causé sa perte sous l’impulsion de Jeffrey Peek. CIT Group reste d’ailleurs dirigé sous contraintes suite à un sauvetage financier par les pouvoirs publics en 2008 et n’a plus accès au marché du commercial paper, sa principale source traditionnelle de financement.
La rémunération du nouveau dirigeant notamment reste encadrée au même titre que celles d’autres cadres de sociétés ayant perçu une aide du Tarp. Bloomberg avance de source proche anonyme que John Thain recevra un salaire annuel de 500.000 dollars assorti de 5,5 millions en titres, dont 2,5 millions à conserver au moins un an et 3 millions sur trois ans. John Thain pourrait bien également percevoir une rémunération complémentaire selon ses performances à la tête de CIT. Elle pourrait atteindre 1,5 million de dollars après deux années à la barre du groupe américain.
John Thain a pourtant assuré que CIT pourrait rembourser totalement les deniers publics et se dégager ainsi des obligations du Tarp au cours des prochains mois. D’ici là, il entend prendre le temps d’étudier les activités du groupe afin d’assurer un financement adéquat. S’il souhaite diriger l’entreprise telle une entité indépendante, il a concédé après sa nomination ne pas pouvoir exclure l’hypothèse d’une vente.
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