Dans l'espoir que la Commission européenne accepte le plan de soutien gouvernemental dont il a bénéficié, ING va séparer ses activités bancaires et d'assurances en deux entités indépendantes d'ici à 2013 et lever 7,5 milliards d'euros pour rembourser la moitié des dix milliards de fonds propres apportés par l'Etat néerlandais d'ici à la fin de l'année. L'autre moitié sera remboursée avec le fruit d'autres cessions à venir. A terme, le groupe se concentrera sur ses activités bancaires, et sortira de l'assurance et de la gestion d'actifs.
L'ampleur de la restructuration a déplu au marché, même si l'idée d'une gestion séparée avait déjà été entérinée dans le plan «Back to basics» annoncé en avril. La banque sera essentiellement concentrée sur l'Europe et la Turquie, avec des «options» en Inde, en Thaïlande et peut-être en Chine. La branche américaine d'ING Direct sera vendue, tandis que les dirigeants promettent que l'activité européenne de la banque en ligne sera poursuivie. L'établissement verra la taille de son bilan réduit de 45 %. En outre, il s'est engagé à ne pas gagner de parts de marchés à travers une politique de prix.