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Goldman Sachs est la plus exposée à une limitation du compte propre |
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| Par Alexandre Garabedian |
le 25/01/2010 |
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La banque affirme en tirer officiellement 10 % de ses revenus. La définition précise du « prop trading » déterminera la portée de la règle Volcker |
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Au lendemain des projets de réforme de Barack Obama, les analystes tentaient d’en évaluer l’impact pour les grandes banques américaines. Tentaient, car de nombreuses inconnues demeurent: nul ne connaît les détails du projet, ni s’il sera voté par le Congrès. Quant aux activités pour compte propre que la Maison Blanche veut dissocier de la banque commerciale, elles n’ont jamais fait l’objet d’une définition précise ni d’une évaluation dans les comptes des établissements concernés. Ce point est évidemment crucial.
«Il sera difficile de tirer un trait entre le "prop trading" pur et d’autres activités comme la gestion actif-passif et la tenue de marché», soulignent les analystes de KBW. Les banques utilisent notamment leur bilan pour assurer la liquidité d’un marché secondaire, ou investir aux côtés d’un client. Autre exemple: les positions vendeuses massives de Goldman Sachs sur l’immobilier américain au début de la crise constituaient-elles du compte propre ou, comme la banque l’affirme, de la couverture des risques ?
Goldman Sachs serait malgré tout la plus exposée à une limitation. Jeudi, son directeur financier David Viniar a indiqué «qu’environ 10% des revenus proviennent d’activités pour compte propre bien isolées», soit environ 4,5 milliards de dollars bon an mal an, selon CreditSights. Dans une note publiée vendredi, les analystes de JPMorgan estimaient à 4,67 milliards de dollars la perte de revenu potentielle de Goldman Sachs en 2011 lié à la «règle Volcker», comme l’a qualifiée Barack Obama.
Avec Morgan Stanley, la banque s’était vu accorder en urgence en septembre 2008 le statut de holding bancaire pour accéder au financement illimité de la Fed. Les deux groupes «pourraient en juger les coûts trop élevés à la lumière de ces projets et rendre leur licence», estime Michael Hart, stratégiste chez Citigroup. Un retour au statut qui prévalait avant la faillite de Lehman Brothers serait pour le moins ironique.
Les grandes banques commerciales ne disposent pas en revanche de cette porte de sortie. Leur portefeuille d’investissement (principal investments), mesure incomplète du compte propre, a représenté 9,8% des revenus de JPMorgan en 2009, soit 9,8 milliards de dollars, mais après une perte équivalente en 2008. La proportion tombe à 4,9% chez Citi (3,9 milliards) et autour de 1% pour Bank of America – Merrill (1,2 milliard).
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