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Goldman Sachs fait le dos rond sur la question des bonus |
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| Par Alexandre Garabedian |
le 11/09/2009 |
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Son directeur général, Lloyd Blankfein, a rappelé les principes qui guident la politique de rémunération de la banque américaine |
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Même Goldman Sachs doit donner des gages de bonne volonté sur le sujet polémique des bonus des banquiers. La banque d’affaires américaine, qui symbolise aux yeux de l’opinion publique toute l’âpreté au gain des traders, s’est livrée mercredi à un exercice d’autocritique par la voix de son directeur général, Lloyd Blankfein. En fin politique, ce dernier a reconnu devant un cénacle de confrères à Francfort que les banques « doivent mieux comprendre à partir de quel moment les bonus commencent à jouer contre l’intérêt général et doivent agir pour redresser la situation ».
Ces déclarations interviennent à quelques jours du sommet du G20 de Pittsburgh les 24 et 25 septembre, où le sujet des rémunérations sera largement abordé. La semaine dernière, les ministres des Finances du G20 sont parvenus à un accord sur quelques grands principes, comme l’étalement dans le temps du versement de la part variable et la limitation à un an des bonus garantis. L’idée d’un plafonnement, avancée par la France et adoptée aux Pays-Bas, devrait en revanche faire chou blanc.
Les principes détaillés mercredi par Lloyd Blankfein rentrent opportunément dans ce cadre. « Les bonus garantis sur plusieurs années devraient être entièrement interdits. L’utilisation de tels contrats, malheureusement, est une pratique commune dans notre industrie », a expliqué le dirigeant. Le patron de Goldman Sachs s’est aussi prononcé en faveur d’un paiement en grande partie différé et réalisé en actions, de mécanismes de malus (« clawback ») permettant de réduire les montants à verser en cas de mauvais résultats futurs de la banque, et d’une prise en compte de facteurs de risque (liquidité, capital, réputation) dans leur calcul. « Pour les collaborateurs seniors, le gros de la rémunération devrait être versé sous forme d’actions. Seuls les juniors de la firme devraient recevoir la majorité de leur rémunération en cash », a précisé Lloyd Blankfein.
Le dirigeant a en fait égrené mercredi les principes de rémunération que Goldman Sachs a publiés dès mai dernier. La plupart de ces mesures, comme le paiement en actions des bonus, sont déjà largement appliquées par les banques américaines. Le tiers du capital de Lehman Brothers était même détenu par ses salariés. Ce qui n’a pas empêché les prises de risques excessives que l'on sait.
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