Attendu avec impatience par les investisseurs, le dépôt du fameux formulaire S-1 préliminaire à l'IPO de General Motors a été officialisé mercredi soir. Le constructeur automobile n'a pas précisé le nombre d'actions qu'il souhaitait placer, ni livré de fourchette de prix. Morgan Stanley, JPMorgan, BoA Merrill Lynch, Citigroup, Goldman Sachs, Barclays Capital, Credit Suisse, Deutsche Bank Securities, RBC Capital Markets et UBS Investment Bank interviendront en qualité de «joint book-runners».
Les grandes lignes de l'opération ont été dévoilées. Le retour en Bourse de GM impliquera l'émission d'actions préférentielles convertibles ultérieurement en actions ordinaires. Cette tranche du placement, destinée à attirer les investisseurs de long terme, devrait avoisiner les 3 milliards de dollars. Les actions ordinaires ne proviendront donc que du reclassement de participations d'actionnaires existants, dont le gouvernement américain.
L'objectif sera de permettre au Trésor américain de réduire sa participation de 61%. Selon les agences de presse, il souhaiterait au minimum pouvoir placer un cinquième de sa participation actuelle en vue de ramener son pourcentage de détention sous la barre symbolique des 50%. Les autres actionnaires (Etat du Canada, fonds de santé de l'UAW) devraient aussi en profiter pour alléger leurs participations. Les gouvernements canadien et américain vont ainsi renoncer à leur droit de nommer les administrateurs au sein du conseil de GM. Le prospectus précise par ailleurs qu'aucun versement de dividende n'est à prévoir sur les actions ordinaires.
Ces titres reclassés vont de surcroît bénéficier d'une double cotation: aux Etats-Unis (Nyse), sous le ticker «GM», et au Canada (Toronto Stock Exchange). Au total, l'opération devrait atteindre entre 12 et 16 milliards de dollars.