GDF Suez a publié des résultats 2008 en nette hausse mais n'a pas mentionné son objectif d'Ebitda (résultat brut d'exploitation) 2010 et a annoncé une accélération de son plan d'économies pour faire face aux effets de la crise. L'énergéticien, qui a bénéficié sur l'ensemble de l'exercice des prix élevés du pétrole, a indiqué qu'il visait désormais un Ebitda de 17 à 18 milliards d'euros en 2011, sans mentionner son précédent objectif d'environ 17 milliards à l'horizon 2010. "Comme nous l'avions fait au moment de la fusion, nous avons choisi de nous fixer un cap à moyen-terme - 2011 - (...) cohérent avec notre plan industriel et la durée de nos cycles d'investissement", a déclaré le P-DG Gérard Mestrallet. Le vice-président Jean-François Cirelli a pour sa part précisé : "L'essentiel est d'arrêter d'accroître le déficit de tarifs par rapport aux coûts - ce qui va être fait au 1er avril -, penser à la façon dont on récupère le passé - objectivement, on ne peut pas penser qu'on puisse le faire en une seule fois - et marger notre activité de commercialisation." Pour faire face au contexte économique et financier, GDF Suez a en outre renforcé sa liquidité et allongé la maturité de la dette, avec placement depuis octobre de près de 10 milliards d'euros d'obligations. Il a aussi mis fin au programme de rachat d'actions annoncé en septembre 2008 et réalisé à hauteur de 43%. Son P-DG a précisé que la priorité du groupe restait la croissance organique.