Aucun calendrier n'est prévu, mais l'échéance se rapproche. Alors que Duke Street Capital (Duke Street) a investi à hauteur de quelque 65% son véhicule VI, un nouveau fonds devrait logiquement voir le jour. «Nous nous attendons à une année 2010 active en termes d'investissement», indique à L'Agefi Jean-Marc Dayan, à la tête de Duke Street en France. «Nous lèverons des fonds quand le besoin se fera sentir, en fonction des opportunités d'acquisition. Cela pourrait intervenir fin 2010 ou début 2011», poursuit l'associé.
La taille de ce véhicule de septième génération devrait avoisiner celle du précédent, de 963 millions d'euros, comme l'indiquait cette semaine Financial News. «Un fonds d'un milliard d'euros correspond à notre modèle d'activité. En vue de disperser les risques, nos tickets d'investissement correspondent en moyenne à 7 à 10% du fonds. Spécialisé sur les sociétés de taille moyenne, Duke Street met généralement entre 70 et 100 millions d'euros en fonds propres, auxquels s'ajoute l'effet de levier. Cela nous permet de réaliser une dizaine d'opérations, ce qui correspond à la taille de nos équipes, chaque associé pouvant gérer une participation», explique Jean-Marc Dayan.
Le levier d'endettement de Duke Street est «relativement modéré, de l'ordre de quatre fois l'Ebitda pour le fonds VI levé en 2007, mais également pour les fonds précédents», précise le dirigeant. Alors que Duke Street est spécialisé sur la transformation opérationnelle de sociétés (repositionnement, élargissement d'activités...), n'ayant pas de positionnement attractif à première vue, «les banques ne sont de toute façon pas prêtes à fournir un fort levier sur ce type d'opérations», explique Jean-Marc Dayan.
Si l'activité s'est revélée creuse en termes d'opérations sur la majeure partie de 2009, Duke Street a annoncé trois cessions (le groupe français de cliniques privées Proclif et les groupes britanniques Xafinity et Simple) et une acquisition (la société de services financiers Payzone) entre décembre 2009 et février 2010. «Nous avons plus que doublé la mise de nos investisseurs sur chacune des trois sorties», souligne Jean-Marc Dayan, qui précise que sur l'ensemble du portefeuille restant, dix sociétés sur douze ont accru leurs bénéfices sur 2009.