Il est un autre véhicule qui se targue de concurrencer l'ETF (exchange traded fund), le CFD (« contract for difference »). « Ces dérivés s'imposent comme une alternative au 'tracker' », lance Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG Markets. Avec des différences notables, selon le dirigeant du pionnier du CFD en France, qui indique que contrairement au tracker, ce produit n'est pas à mettre en toutes les mains. « Alors que l'ETF suit pas à pas la performance de l'indice, le CFD est un produit de levier pouvant aller jusqu'à 100 fois la mise de départ, selon le sous-jacent répliqué (en général 60 fois pour un indice) », compare-t-il. Permettant de multiplier d'autant les gains... et les pertes. « Elément important, ce dérivé donne à l'investisseur la possibilité de vendre à découvert et de tirer profit d'une variation des cours à la baisse »,ce qui est très rarement le cas d'un ETF.
Autre outil indiciel à offrir un effet de levier, le warrant, une option qui permet de jouer la hausse (call) ou la baisse (put) d'un sous-jacent à un prix et pour une date fixés dès le départ. Mais là aussi, parce qu'il connaît des variations plus amples que son sous-jacent, ce véhicule, essentiellement distribué auprès de clients privés, est à recommander à des investisseurs aguerris. « Et puis, le coût global de cette stratégie indicielle est fonction des conditions de marché telles que la volatilité implicite, les taux d'intérêt... »,ajoute Olivier Gentier, ce qui rend sa manipulation un peu complexe. A l'inverse enfin, le « certificat 100 % » est un dérivé qui ne fait que suivre l'évolution de son indice sans aucun effet de levier.