| GESTION D'ACTIFS (-50%) |
De fortes disparités |
|
| Par Soraya Haquani |
le 09/04/2009 |
|
|
|
|
|
Pour les gérants, la « saignée » dans les bonus a été moins marquée. « La gestion d’actifs est impactée moins brutalement que la banque de financement et d’investissement (BFI). Les bonus s’affichent en recul de 30 % à 50 %, indique Nadia Tortel, consultante associée au cabinet Singer & Hamilton. Le zéro bonus concerne essentiellement les entités qui connaissent de graves difficultés structurelles. » Après avoir bénéficié d’une hausse de 10 % en moyenne de leurs bonus versés en 2008, les professionnels de la gestion ont eux aussi fini par être rattrapés par la mauvaise conjoncture.
Néanmoins, leur culture des bonus est particulière. « La gestion a une culture très différente de celle de la BFI , déclare la consultante. Les rémunérations fixes sont plus élevées, les bonus aux montants colossaux que l’on a pu constater à une époque dans les activités de 'capital market' ne se sont jamais vus dans la gestion d’actifs. Car les bonus sont souvent 'capés' dans le secteur. » Dans une industrie caractérisée par des acteurs aux tailles très diverses, la structure des bonus n’est jamais la même d’une société de gestion à une autre. « Le mode de calcul diffère nettement selon les structures et notamment leur taille, confirme Nadia Tortel. Dans les petites entités, les bonus sont très corrélés aux performances tandis qu’ils seront plutôt discrétionnaires dans de grandes sociétés de gestion. » Une disparité qui peut aussi se refléter dans les bonus des gérants, dont certains sont parvenus à atteindre des montants confortables. « Certains gérants seniors ont touché des bonus élevés en 2008 », relève la consultante de Singer & Hamilton.
0 réaction(s)
A LA UNE DE L'ACTUALITÉ /
CARRIÈRES & EMPLOI
|