Candover Investments n'est plus à vendre. Affecté par la fonte de sa valeur consécutive à celles de certaines de ses acquisitions, celui qui fut l'un des groupes de capital investissement les plus importants d'Europe avait entamé des discussions pour vendre tout ou partie de son capital après avoir reçu à la mi-mars plusieurs marques d'intérêt. Or après une étude « méticuleuse » de toutes les options possibles et de l'évolution de la situation financière du groupe, le conseil d'administration du fonds a annoncé hier qu'il avait cessé toutes les négociations en cours sur sa mise en vente.
Candover a souligné que les offres qu'il avait reçues n'offraient pas de « certitudes et de valorisations suffisantes » pour ses actionnaires. Pour l'expliquer, son président, Gerry Grimstone, a également mis en avant le renforcement de la situation financière de la société grâce aux différentes mesures prises depuis le début de l'année. Pourtant l'an dernier la société avait inquiété les analystes en dépensant, pour racheter des sociétés, trois fois plus d'argent qu'elle n'en avait gagné avec la vente de ses actifs. Un expert de JPMorgan Cazenove avait même été jusqu'à s'interroger sur la survie du groupe.
Depuis mars le groupe de private equity a il est vrai entrepris de réduire ses coûts (suppression d'emplois et fermeture de filiales), a cédé des actifs non stratégiques et a retiré ses engagements dans son fonds 2008. De plus, le 19 juin, le fonds a annoncé qu'il allait vendre Wood Mackenzie pour 553 millions de livres, ce qui devrait permettre à Candover Investments de récupérer 36,2 millions. En conséquence, le groupe devrait pouvoir satisfaire à ses obligations arrivant à échéance à la fin du mois et portant sur des clauses (covenants) liées à un emprunt obligataire. Le conseil de Candover assure que la société continue d'avoir suffisamment de fonds pour faire face à ses engagements concernant son fonds 2005 spécialisé dans le LBO.
Toutes les propositions n'ayant pas tenu compte des améliorations enregistrées ou attendues par la société ou entraînant une dilution « inacceptable » ont donc été rejetées. Gerry Grimstone a néanmoins fait savoir hier que la société continuait d'« examiner activement si la mise en place d'une structure alternative pour Candover Partners Limited pourrait être valable à l'avenir ».