A l'image de certains concurrents tels que Carlyle, CVC Capital Partners (CVC) se révèle actuellement des plus actifs dans la constitution de son portefeuille. Le fonds d'investissement vient en effet d'annoncer, en début de semaine, la prise de contrôle du groupe britannique de distributeurs de boissons et d'alimentation Autobar, détenu par Charterhouse qui en conservera 11%.
Dans le sillage de cette opération, valorisée à 1,2 milliard d'euros, CVC est pressenti pour reprendre le concurrent suisse d'Autobar, Selecta, selon des sources proches du dossier. Le groupe helvétique avait été cédé en 2007 par le britannique Compass à Allianz Capital pour 1,1 milliard d'euros.
CVC s'apprêterait par ailleurs à signer le rachat d'une participation dans le groupe d'infrastructure Abertis, détenu par l'espagnol ACS. Selon la presse espagnole, l'opération porterait sur 15 à 20% du capital d'Abertis pour un montant de l'ordre de 1,5 à 2 milliards d'euros.
Au cours des derniers mois, CVC a parallèlement repris 28% du capital de l'opérateur européen de parcs d'attractions, Merlin Entertainments. L'opération, annoncée en juin et réalisée auprès de Dubai International Capital et Blackstone, valorise la cible à 2,25 milliards de livres (2,7 milliards d'euros). CVC a également participé, aux côtés des fonds Cinven et Oak Hill Capital, à une levée de capital pour la société irlandaise de leasing aéronautique Avolon d'un montant de 1,4 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros).
CVC a toutefois été confronté à plus fort que lui sur certains dossiers. Concernant Picard notamment, où le fonds était au coude à coude avec Bain Capital et Lion Capital, c'est finalement ce dernier qui a remporté la mise. L'offre de Lion Capital avoisinerait le 1,5 milliard d'euros, selon des sources proches du dossier.
Côté cession en revanche, CVC se révèle beaucoup plus calme. Le fonds n'a en effet annoncé qu'une seule opération (GS Paper & Packaging en Malaisie) depuis le début de l'année. Si CVC semble donner la priorité aux investissements, il convient de rappeler que la société avait réalisé la plus importante levée de fonds en 2009. Le véhicule, baptisé CVC European Equity Partners V et dédié à des investissements en Europe, avait en effet clôturé à 10,7 milliards d'euros.