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Boursorama exporte son modèle de banque en ligne en Europe |
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| Par Alexandre Garabedian |
le 17/02/2009 |
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Après l'Espagne, la filiale de la Société Générale et de Caixa doit élargir son offre en Allemagne et au Royaume-Uni |
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Boursorama a fait la moitié du chemin. L’ex-courtier en ligne, qui a élargi sa palette en France à l’épargne en ligne puis au crédit immobilier et au compte courant, tente d’opérer la même mue en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni. «L’objectif est de converger vers le modèle français. Nous allons étendre vers ces pays un business model qui sera désormais au cœur de n’importe quelle organisation bancaire, celui de la banque en ligne», a indiqué hier son PDG, Vincent Taupin, à l’occasion de la publication d’un résultat net de 50 millions d’euros (+2%) en 2008.
La filiale de la Société Générale (56%) et de la Caixa (21%) n’a pas la partie facile. En Espagne, où elle vient de lancer le 6 février sa banque en ligne Self Bank en partenariat avec son actionnaire catalan, elle «a beaucoup souffert en 2008» de la récession violente qui frappe le pays. «L’activité était trop petite et monoproduit. Self Bank règle cette problématique stratégique», assure Vincent Taupin. L’opération permettra surtout à Boursorama d’engranger en 2009 une plus-value de 14 millions d’euros en rémunération de ses apports.
Le nouvel établissement, qui prévoit d’investir 12 millions d’euros en marketing par an, devra cependant trouver son rythme de croisière sur un marché à la fois déprimé et très concurrentiel. Les banques en lignes espagnoles ont en outre pris leur envol grâce à des taux d’épargne agressifs, une approche difficile à renouveler dans le contexte de taux très bas qui prévaut aujourd’hui.
L’Allemagne constitue l’autre priorité de 2009. Boursorama espère achever au premier semestre la restructuration de ses activités. «Le business model n’est pas abouti», concède Vincent Taupin. Le groupe veut y élargir son offre, tout comme au Royaume-Uni, où son profil reste celui d’un courtier en ligne pour traders actifs.
Du déploiement du modèle de banque en ligne dépendra l’amélioration des performances de Boursorama. L’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni affichent des coefficients d’exploitation respectifs de 90%, 77% et 70%, contre 62% en France. Le groupe n’exclut pas un coup de pouce grâce à des acquisitions – il a tenté, en vain, de racheter le premier site espagnol d’information boursière. En renonçant à proposer le versement d’un dividende, son conseil d’administration contribue à renforcer son trésor de guerre, qui atteint 582 millions d’euros.
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