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Banca Leonardo et Eurazeo rompent leur partenariat dans le private equity |
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| Par Antoine Landrot |
le 02/02/2010 |
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Après s’être développée tous azimuts au cours de la bulle financière, la banque d'affaires abandonne son activité de capital investissement |
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Première crise de croissance pour Banca Leonardo. Frappée par le ralentissement des transactions de capital-investissement, la banque d’affaires européenne a décidé de stopper son activité de private equity, pourtant d’un des piliers historiques sur lesquels elle comptait fonder sa stratégie. Par la même occasion, elle a dissous en toute discrétion Euraleo, la coentreprise qu’elle avait formée avec la société financière cotée Eurazeo en octobre 2006 afin d'investir dans des sociétés de croissance italiennes. Les actifs en portefeuille seront gérés par les équipes de Banca Leonardo jusqu'à leur désinvestissement.
Cette décision l’oblige à passer une dépréciation de 70 millions d’euros dans ses comptes annuels, qui affichent ainsi une perte nette de 45 millions.
Reprise début 2006 par l’ancien associé de Lazard Gerardo Braggiotti quand le marché des fusions-acquisitions (M&A) s'envolait, la banque d’affaires indépendante a mené sa croissance tambour battant. Rapprochement avec Toulouse & Associés pour se développer en France dès l’été 2006; prise de participation de 20% dans BS Private Equity, société de gestion italienne dédiée aux LBO, en juin 2008; lancement d’une activité de conseil destinée aux PME en octobre dernier ( Leonardo CF)…
En raison de cet éparpillement, Banca Leonardo a souffert doublement de la crise, qui a provoqué l’effondrement des financements de LBO, puis du marché du M&A quelques mois plus tard. L’abandon du private equity permettra à la structure de se concentrer sur le conseil en M&A, la gestion d’actifs et la banque privée. Au 31 décembre 2009, Banca Leonardo gérait 8,9 milliards d’euros.
Elle reviendra donc à un modèle de «boutique» plus conventionnel. Aforge Finance, qui cible plutôt les PME, leurs dirigeants et les family offices, et Perella Weinberg Partners, fondé en 2008 par des anciens de Morgan Stanley dans une optique axée sur les grands comptes et les investisseurs institutionnels, avaient par exemple dès le départ choisi de se limiter à cette double approche.
Cela dit, les actionnaires de Banca Leonardo (dont les principaux sont CNP – la holding d’Albert Frère – et Eurazeo, suivis d’Exor et des dirigeants de l’établissement) n’ont pas tout perdu. Ils récupèreront les 259 millions d'euros de capital alloués à l’activité abandonnée et 21 millions provenant de la distribution de réserves.
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