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BP anticipe un léger recul de sa production en 2010 |
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| Par Bruno de Roulhac |
le 03/02/2010 |
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Le pétrolier britannique a publié hier un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes du consensus. Les marges de raffinage se sont dégradées |
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Sur des résultats trimestriels inférieurs au consensus, BP a chuté hier de 3,8% à Londres (572 pence). La surprise est d’autant plus grande que le marché semblait espérer, comme au troisième trimestre, des résultats supérieurs aux attentes.
Au quatrième trimestre, le pétrolier britannique a enregistré un bénéfice net ajusté des coûts de remplacement en hausse de 33% à 3,5 milliards de dollars, mais en recul de 45% à 14 milliards sur l’ensemble de l’exercice. Hors exceptionnels et ajustements de valeur, le bénéfice trimestriel ressort à 4,38 milliards (+68%), en dessous des 4,7 milliards attendus par le consensus Bloomberg. La hausse des cours du pétrole et de la production, et des coûts plus faibles, ont permis de compenser la dégradation des marges de raffinage.
En effet, le pôle raffinage a vu son bénéfice net ajusté des coûts de remplacement s’effondrer de 82% à 743 millions de dollars en 2009. Une chute qui s’explique en partie par une charge de 1,6 milliard de dépréciation. Le contexte reste difficile avec un indice de marge de raffinage de 1,49 dollar le baril au quatrième trimestre, contre 5,20 dollars le baril un an plus tôt. D’autant que la marge de BP a baissé davantage que l’indice sur cette période et que cette faiblesse devrait se poursuivre en 2010, selon le pétrolier. «Les marges de raffinage restent sous pression mais la société est en bonne forme», tempère le responsable des actions britanniques chez Hargreaves Lansdown.
Au quatrième trimestre, la production a progressé de 3% à 4,05 millions de barils équivalents pétrole (bep) par jour. Sur 2009, la production a crû de 4% à 4 millions de bep jour. «Nous attendons une production en 2010 légèrement plus faible qu’en 2009, prévient le pétrolier. Sur le long terme nos prévisions restent inchangées», soit une croissance de 1 à 2%. «Nous attendons une hausse de la demande de pétrole entre 500.000 et peut-être 700.000 ou 800.000 barils jours, reflétant une reprise progressive de la croissance économique», a précisé Tony Hayward, directeur général de BP, anticipant un baril entre 60 et 90 dollars dans les prochaines années.
Dans ce contexte, le versement du dividende trimestriel de 0,14 dollar, inchangé par rapport à l’an dernier, sera proposé en action lors de l’AG du 15 avril prochain, permettant ainsi à BP de conserver une marge de manœuvre financière.
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