BNP Paribas se met en règle par rapport aux exigences des autorités chinoises

La banque a cédé sa part de 33 % dans sa joint-venture SYWG et ne détient plus qu’une seule coentreprise de gestion de fonds en Chine

Par Virginie Deneuville le 03/09/2010 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

BNP Paribas se conforme aux exigences du régulateur chinois. Alors que la CSRC (China Securities Regulatory Commission) n'autorise les investisseurs étrangers à détenir qu'une seule participation dans des sociétés de gestion de fonds locales, la banque de la rue d'Antin a conclu un accord avec la société japonaise Mitsubishi UFJ sur la cession de sa participation de 33% dans SYWG BNP Paribas.

Selon la presse chinoise, le prix payé pour cette participation avoisinerait les 50 millions de dollars (39 millions d'euros). Une information que BNP Paribas n'a pas souhaité divulguer. La coentreprise, formée en 2004 entre la banque française et la société chinoise Shenyin Wanguo Securities qui en détient 77%, gérait 10,4 milliards de yuans à fin 2010 (1,2 milliard d'euros).

Pour autant, le prix de cession, qui représente généralement de l'ordre de 7% des encours, s'avère difficile à établir au vu de la forte volatilité des actifs gérés. De 13 milliards de yuans à fin juin 2009, les encours de la joint-venture ont en effet grimpé à 24 milliards de yuans à fin 2009 grâce à une forte collecte dans les fonds monétaires, suivi d'un mouvement d'importante décollecte.

BNP Paribas, sous réserve de l'aval des autorités compétentes sur cette cession, ne détiendra donc plus qu'une seule coentreprise dans le domaine de la gestion de fonds en Chine, Fortis Haitong Investment management. Héritée de Fortis, cette entité gère quelque 40 milliards de yuans d'actifs, ce qui représente approximativement 2% du marché.

Outre ces deux joint-ventures, BNP Paribas détenait également une participation de 49% dans ABN Amro TEDA Fund Management, que la banque française a cédée en mars dernier au groupe de services financiers canadiens Manulife Financial pour un montant de 156 millions de dollars.

De son côté, Mitsubishi UFG est la deuxième société nippone à mettre un pied dans le marché de gestion de fonds en Chine, sa compatriote Nikko ayant une participation de 40% dans la société d'investissement chinoise Rongtong Fund Management. Mitsubishi UFG était en concurrence avec une dizaine de candidats, parmi lesquels le japonais Nomura et le britannique Ashmore, selon l'agence Reuters.

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