Une plateforme informatique commune de premier plan. C'est ainsi que BNP Paribas et BPCE ont présenté hier leur projet d'alliance industrielle dans le crédit à la consommation. Ce sont leurs filiales spécialisées BNP Paribas Personal Finance et Natixis Financement qui assureront le pilotage opérationnel de la structure, la politique commerciale restant sous la responsabilité de chaque partenaire.
Développée à partir de la technologie de BNP Paribas Personal Finance, l'usine commune vise à mutualiser les investissements industriels que les deux groupes devront réaliser dans les années à venir sur le terrain du crédit à la consommation. «A compter du 1er janvier 2013 elle gérera informatiquement la totalité des crédits à la consommation (crédits amortissables et renouvelables) des réseaux Banque Populaire, Caisse d'Epargne et de BNP Paribas», souligne le communiqué. Un projet destiné à faire face aux mutations du marché, marqué notamment par la concrétisation de l'alliance entre la Banque Postale et la Société Générale. Ce nouvel acteur entend accaparer entre 5 et 6% des encours dans l'Hexagone dans un horizon de cinq à dix ans.
Détenue à parité sous forme de joint-venture, la plateforme entre BNPP et BPCE permettra «la mise en œuvre de synergies industrielles entre les deux groupes en matière de crédit à la consommation, de la même manière que celle réussie depuis 2004 dans la monétique avec Partecis (Partnership for European Card Information System)». Cette nouvelle étape dans le crédit à la consommation peut s'appuyer sur des bases solides, puisque les liens noués dans ce domaine remontent à environ vingt ans. Le groupe BNP Paribas a en effet scellé des partenariats avec l'Ecureuil via Cefi (Caisse d'Epargne Financement) et avec les Banques Populaires au travers de Novacrédit.
Avec l'Ecureuil, la gamme de services s'est étoffée au fil du temps : crédit revolving en 2001 et distribution de crédits amortissables en 2005. Puis en 2007, BNP Paribas Personal Finance, anciennement Cetelem, a pris 33% de Natixis Financement, le solde étant entre les mains de Natixis Consumer Finance (ex-Ecrinvest). Un accord capitalistique valable jusqu'au 31 décembre 2012, date à laquelle se substituera ce nouveau partenariat à 50/50.