Alors que la réflexion sur la filière nucléaire française est en cours, Areva a dévoilé hier une nouvelle organisation. Auparavant structuré en quatre pôles, trois sur le nucléaire (amont, réacteurs, aval) et transmission et distribution (T&D), le groupe s'organise désormais en six pôles opérationnels : mines (auparavant dans l'amont), amont, réacteurs, aval, énergies renouvelables (auparavant dans réacteurs), et T&D, ce dernier jusqu'à la finalisation de sa vente au consortium Alstom-Schneider.
Areva compte ainsi «accroître son avance en tirant le meilleur parti du modèle intégré». Bien que François Fillon ait défendu ce modèle en novembre dernier, il pourrait être remis en cause. François Roussely, chargé du rapport sur la filière nucléaire française pencherait «pour une mise en cause du modèle intégré d'Areva» , selon Le Figaro. Et même, ce rapport «constatera l'incapacité d'Areva à assumer son rôle de chef d'orchestre de la filière nucléaire», selon Challenges.
En attendant, Areva compte ainsi renforcer les synergies entre ses différents métiers et crée parallèlement une direction ingénierie et projet, transverse aux activités nucléaires.
Le comité exécutif (Excom) d'Areva passera ainsi de 9 à 12 membres. Le directeur du développement international d'Areva et son directeur industriel quittent l'Excom, tandis qu'entreront les patrons des pôles mines, amont, réacteur, aval et énergies renouvelables. Par ailleurs, Didier Benedetti, ancien directeur général délégué d'Areva NC est nommé directeur général adjoint en charge de l'amélioration des processus, et Luc Oursel, ancien président d'Areva NP est nommé directeur général adjoint en charge des opérations du nucléaire.