Une impression de transition: Areva, détenu à plus de 90% par l'Etat français, vise à l'horizon 2012, un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros, une marge opérationnelle à deux chiffres et un cash-flow opérationnel libre «significativement positif».
Areva a enregistré en 2009 un résultat net part du groupe de 552 millions d'euros contre 589 millions en 2008. Sur le seul périmètre nucléaire et renouvelable, son résultat opérationnel a atteint 97 millions contre une perte de 143 millions et son chiffre d'affaires, publié fin janvier, 8,5 milliards (+5,4%). 2009 aura été marquée par la cession toujours en cours de la filiale de transmission et distribution T&D pour près de 4,1 milliards.
«Les cessions d'actifs pour 1,5 milliard d'euros et le succès de nos émissions obligataires à hauteur de 3 milliards d'euros sont le déroulé du plan qui se prolongera en 2010 par l'augmentation de capital du groupe et la poursuite des programmes de réduction des coûts», a expliqué Anne Lauvergeon , présidente du directoire qui a précisé que «l'augmentation de capital devrait intervenir au premier semestre avec l'entrée de partenaires à hauteur de 15%». «Les discussions portent tant sur le plan financier que sur la gouvernance», a-t-elle dit.
Le chantier de la centrale nucléaire finlandaise OL3, suit lentement son cours. Les commandes et marchés sont engagés à plus de 93%. Un problème encore est apparu sur l'étendue et la mise en oeuvre des procédures d'inspection qui a retardé les travaux. Le cumul des dotations aux provisions reste identique à celui du 30 juin 2009, soit 2,3 milliards d'euros.
L'endettement net d'Areva s'élevait à 6,2 milliards d'euros à fin 2009 contre 5,5 milliards d'euros à fin 2008, pour des fonds propres de 7,57 milliards contre 7,3 milliards fin 2008.
Dans le cadre de son plan de financement, Areva a en outre prévu de céder ses participations de 25,78% dans Eramet et de 11,4% dans STMicroelectronics, qui doivent rester sous actionnariat public. Ce plan de financement doit, selon Bercy, permettre à Areva de garantir plus de neuf milliards d'euros d'investissements d'ici à 2012. Enfin, répondant sur son avenir, Anne Lauvergeon a déclaré «que les rumeurs autour de son éventuel départ du groupe relevaient de manipulations sous-terraines.»