L'activité et les résultats d'Adecco ont largement dépassé les attentes au deuxième trimestre avec une croissance de 29% du chiffre d'affaires publié à 4,65 milliards d'euros (+13% en termes organiques) et un bénéfice net de 97 millions contre une perte de 147 millions enregistrée l'an dernier à la même époque.
La France et l'Amérique du Nord qui représentent à elles deux la moitié du chiffre d'affaires consolidé, ainsi que l'Allemagne, l'Italie et les pays émergents ont enregistré une croissance organique de leur activité particulièrement forte, comprise entre 15% et 27%. Seuls le Japon (-14%) et le Royaume-Uni (-3%) ont accusé un recul organique mais tous les marchés ont affiché un bénéfice d'exploitation avant amortissement des survaleurs et des actifs incorporels (Ebita) positif. La marge d'Ebita a atteint 3,6% contre 0,9% un an plus tôt, le groupe ayant enregistré des «progrès tangibles» en vue d'atteindre son objectif de marge d'Ebita de plus de 5,5% à moyen terme.
Pour les analystes de la banque Wegelin, «Adecco a très bien travaillé et est bien positionné pour l'avenir en raison de sa diversification géographique, de sa concentration sur les secteurs à forte marge et de sa base de coûts en baisse». L'endettement net a cependant atteint 1,07 milliard d'euros à fin juin suite à l'acquisition au deuxième semestre 2009 du britannique Spring et de l'américain MPS qui sont «en bonne voie d'intégration», précise le leader mondial du placement du personnel.
Tandis que la croissance organique de l'activité - ajustée du nombre de jours ouvrés - d'environ 16% en juin s'est poursuivie au même rythme en juillet, «nous ne voyons aucun signe de tassement de nos affaires au troisième trimestre et la demande reste robuste dans la plupart de nos marchés», a déclaré le directeur général Patrick de Maeseneire après avoir constaté une stabilisation des prix sur le segment du travail temporaire. Il a ajouté que la direction était «confiante dans un fort développement de ses revenus à court terme malgré les doutes sur la durabilité de la reprise économique».
Adecco a par ailleurs annoncé qu'il voulait se retirer au second semestre de la cote de Nyse Euronext à Paris en raison des faibles volumes de négoce et afin d'optimiser ses coûts. Sur la place suisse, l'action a cédé 4,14% hier en terminant la séance à 53,30 francs.