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123Venture organise une opération à effet de levier sur son propre capital |
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| Par Antoine Landrot |
le 08/02/2010 |
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Pour ouvrir son actionnariat à douze salariés, le fonds a monté un « owner buy-out » financé par une dette de 21 millions d’euros |
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On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Afin d’élargir son actionnariat à son équipe, 123Venture vient d’organiser une opération à effet de levier (leveraged buy-out) sur son propre capital. Il s’agit plus précisément d’un owner buy-out (OBO), par lequel les dirigeants-actionnaires d’une société ouvrent leur capital à des tiers (ici, les salariés), transaction en partie financée par de la dette.
Avant l’opération, 123Venture était principalement détenu par les trois associés historiques Olivier Goy, Xavier Anthonioz et Richard Allanic, aux côtés desquels subsistaient des particuliers ayant accompagné la création de la société en 2001. Ces derniers souhaitaient sortir, donnant l’occasion à la société de réorganiser son capital. «Nous avions convenu avec Paul de Fréminville et Eric Philippon, deux associés qui nous ont rejoints il y a deux ans, qu’ils pourraient à terme doubler leur participation. Puis nous avons réalisé huit recrutements, dont certains seniors, entre fin 2008 et 2009. D’où l’idée de monter un OBO», raconte Olivier Goy.
Concrètement, un holding d’acquisition a été créé, dans lequel les trois fondateurs sont légèrement dilués. Aujourd’hui, ils détiennent chacun un peu plus de 20% des parts, suivis de Paul de Fréminville et Eric Philippon (montés à 10% chacun) et de douze nouveaux salariés actionnaires (à hauteur de 15%). La dette de 21 millions d’euros est composée de deux tranches amortissables. Elle a été arrangée par la Banque Palatine et la Banque Populaire Rives de Paris. La Société Générale et Neuflize OBC sont co-arrangeurs. Natixis a joué le rôle de coordinateur.
Monter une dette sur une société de gestion alors que le secteur du capital-investissement est encore très perturbé par la crise peut étonner. «Les banques ont une bonne visibilité sur nos revenus: les sociétés de capital investissement touchent des frais de gestion sur des horizons relativement longs [les fonds ont une durée de vie générique de dix ans, ndlr]», répond Olivier Goy. Grâce à notre stratégie de multigestion [co-investir de petits montants], nous avons un portefeuille très diversifié, qui comporte plus de 200 participations».
123Venture, qui dispose de 500 millions d’euros d’actifs sous gestion, a levé 156 millions en 2009, après 130 millions en 2008. Il dispose donc d’une force de frappe importante dans un marché où les valorisations demeurent sous pression.
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