En mars 2009, SunGard et BlueNext ont signé un accord de partenariat, quels en étaient les objectifs ?
Pour BlueNext, il s'agissait de pouvoir garantir à ses clients l'accessibilité à nos outils de post-trade pour produits dérivés GL Clearvision (réconciliation et compensation des ordres) et GL Ubix (opérations de back-office). Quand vous êtes l'opérateur boursier d'un nouveau marché, votre priorité est d'attirer un maximum d'intervenants pour augmenter les volumes traités. Ils ont besoin d'outils de post-trade devant s'intégrer dans une chaîne plus globale de traitement totalement automatisée, allant du front-office jusqu'au back-office, et également appelée STP (« straight through processing »). Bluenext voulait donc s'assurer de la compatibilité de sa plate-forme informatique avec nos produits.
N'est-ce pas plutôt votre rôle ?
Sur le marché des dérivés, de nouvelles initiatives du type BlueNext apparaissent tous les mois. Ainsi, en juin dernier, a été lancée ELX, une place pour les dérivés de taux pour laquelle nous avons également développé une compatibilité avec nos produits. Nous ne pouvons assurer seuls les développements nécessaires à la prise en compte de chaque nouvelle initiative. Les partenariats comme celui signé avec Bluenext permettent d'abaisser nos coûts. Bluenext a effet payé une partie des développements.
Quelles sont les évolutions à prévoir sur le marché du carbone ?
Les produits dérivés n'y sont pas encore très sophistiqués. Mais on note, depuis 18 mois, une tendance à l'émission d'instruments OTC (« over the counter », de gré à gré, NDLR) compensés de façon centralisée, comme sur Bluenext. Ce type d'instruments nécessite l'application de nouvelles règles de garantie comme la SPAN (développée par le Chicago Mercantile Exchange, cette méthodologie, devenue un standard sur les marchés dérivés, permet le calcul du dépôt de garantie dans une chambre de compensation pour l'ouverture d'une position) ou même d'algorithmes beaucoup plus complexes.