L'avis de... Gilles Villemard, directeur immobilier de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN)

« Le rapport annuel social et environnemental, un exercice peu aisé »

Par Valérie Riochet le 17/11/2011 pour L'AGEFI Hebdo

 
 

Comment se compose votre patrimoine immobilier ?
Nous sommes à la fois investisseur en immobilier et naturellement utilisateur. Notre premier parc compte 250.000 m² tandis que nous utilisons 350.000 m² qui s'articulent autour de 33 centres de soins (200.000 m²) employant les 4.000 salariés de MGEN Action Sanitaire et Sociale (médecins, personnels soignants, équipes administratives), et 100.000 m² d'immobilier tertiaire de la structure MGEN. Nous sommes propriétaire à hauteur de 95 % de notre parc utilisateur, mais tendons vers davantage d'actifs loués, notamment pour nos centres d'accueil, de traitement et d'appels. Outre la souplesse offerte par le locatif, les nouvelles implantations de centre-ville que nous recherchons, de 200 à 500 m², avec une forte visibilité commerciale, sont très souvent proposées à la location.
Les contraintes environnementales sont-elles au coeur de vos réflexions ?
Jusqu'à présent, nous étions peu regardants sur les contraintes environnementales. Or les entreprises dont le chiffre d'affaires atteint un milliard d'euros et employant au moins 5.000 salariés, devront rédiger, au 1
erjanvier 2013, un rapport annuel social et environnemental (RSE) présentant « la manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité, ainsi que ses engagements sociétaux en faveur du développement durable ». Un exercice peu aisé notamment lorsque nous sommes le colocataire de l'immeuble.
Quelles sont les nouvelles pratiques en matière de négociation de baux ?
Franchise de loyers, prise en charge de travaux, mais également plafonnement des charges locatives, le rapport de force est clairement en faveur de l'utilisateur. A la fin du bail ou lors des échéances contractuelles, les renégociations sont systématiques et l'on voit apparaître de plus en plus de conditions « dérogatoires ». En lieu et place de baux de très long terme émergent des baux d'une durée de trois ans, auxquels est adjoint un avenant d'une année : cette échéance contractuelle offrant un maximum de souplesse.

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