Quelles sont les évolutions majeures dans le domaine de l'éditique ?
L'impact de la crise sur les banques se fait sentir au niveau de l'éditique, notamment avec une poussée assez forte vers l'externalisation de ces processus, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe. A l'inverse, on voit également des organismes bancaires réintégrer un département éditique, notamment ceux qui commencent à s'intéresser au transpromo. Comme cette démarche implique la gestion de données très personnalisées, il y a un souci accru de confidentialité. Par ailleurs, cela permet aux banques de ne pas dévoiler leur stratégie marketing à l'extérieur.
Peut-on mesurer l'efficacité du transpromo ?
Il est possible de réaliser des opérations de transpromo sur différents niveaux, segmenter par catégories d'âge ou par profils de clientèle. Tout dépend de la base de données et des outils traitant ces informations. Le transpromo peut alors se montrer très efficace. Cela dit, aujourd'hui, le transpromo est une discipline émergente : aux Etats-Unis, cela représente environ 3 %, en volume, de l'éditique et on estime que cela représentera 13 % à 15 % de l'éditique en 2012.
Où en est-on de la dématérialisation ?
Jusqu'ici, elle a eu très peu d'impact sur les volumes d'impression éditique. Cela devrait changer à l'avenir et nous prévoyons une baisse de l'ordre de 5 % à 10 % du volume d'impression éditique au cours des trois prochaines années. Dans le domaine du marketing direct, la grande tendance se situe au niveau de l'approche multicanal, le direct mail personnalisé complété par les e-mails et pages web également personnalisés. Aux Etats-Unis, de plus en plus de documents de marketing direct proposent au client ou prospect de se connecter sur une page web personnalisée à son attention. Cette approche est encore relativement peu utilisée en Europe, notamment en France. Pourtant, quand elle est bien réalisée, elle donne des taux de réponse très importants.
* Centre de recherche et de consulting sur l'impression électronique