La banque « low cost » existe-t-elle vraiment en France ?
Il faut d'abord distinguer les offres d'entrée de gamme qui ont un contenu différent de l'offre traditionnelle mais qui sont issues des mêmes chaînes de production et sont vendues par les conseillers en agence, comme l'Autre Carte du Crédit Agricole. La banque low cost, elle, repose sur des modes de production et de distribution spécifiques et dont l'offre a été épurée, ce qui permet d'obtenir une productivité inégalée.
Tous les produits financiers peuvent-ils être proposés en version « low cost » ?
Oui, mais avec un potentiel d'optimisation des coûts différents selon les produits : en assurance vie, les tarifs peuvent être réduits de 15 % à 20 % ; sur les comptes titres et les OPCVM, l'offre typique des courtiers en ligne, le gain est de 20 % à 25 % ; sur le crédit à la consommation, l'assurance auto ou habitation, l'écart est moindre, de 10 % à 15 %.
Quelle clientèle est réceptive à ce nouveau concept ?
Les clients qui recherchent le meilleur prix pour tous les services financiers peuvent se laisser séduire par de nouveaux fournisseurs, mais peu de gens sont prêts à changer pour une banque low cost. En revanche, lorsqu'ils maîtrisent bien un ou plusieurs produits, certains clients, plus avertis et souvent plus consommateurs que la moyenne, sont prêts à souscrire du low cost. Le low cost a donc un potentiel restreint mais sur une niche de clientèle à forte valeur.