Qu'en est-il de la situation en France ?
Pour le moment, on voit moins un véritable « mercato » qu'un jeu de chaises musicales sur le marché de l'emploi des banquiers seniors à Paris. Les « stars » des banques d'investissement devraient continuer à aller vers d'autres banques. Rejoindre une petite structure, comme une boutique en fusions-acquisitions, présente une prise de risque importante, et les banquiers seniors ne le font d'ailleurs pas en majorité. Traditionnellement et contrairement aux établissements français, les salaires fixes n'étaient pas très élevés dans les établissements britanniques et américains, alors que les bonus, eux, l'étaient. Aujourd'hui, on assiste à une tendance complètement inverse. Mais ces banques n'ont pas le choix ! Entre elles se joue plus que la concurrence : il y a aussi une bataille d'ego qui les pousse à retenir à tout prix leurs talents.