Pourquoi fait-on appel à des « restructureurs » ?
L'action de restructurer est une seconde nature pour une entreprise. Cela doit être inscrit dans sa vie courante. On est obligé de s'adapter aux aléas de la conjoncture avec pour objectif, quand cela va mal, de se donner une seconde chance. Les restructurations, prises au sens large, doivent même être menées à intervalles réguliers, sinon l'entreprise se bureaucratise. Restructurer, cela implique d'étudier le positionnement d'un groupe, de parler avec ses dirigeants, il ne faut pas hésiter à remettre en cause la stratégie. La crise actuelle est profonde et change la donne. C'est l'occasion pour les entreprises de penser à des projets nouveaux, et c'est aussi dans ce cadre que peuvent intervenir des restructurations. Il faut arrêter de croire que restructurer équivaut seulement à réduire des frais ! Il s'agit souvent de dépenser autrement et de créer de la valeur avec des activités inexploitées.
Cette profession connaît-elle actuellement un essor ?
Oui, bien évidemment. Depuis plusieurs années, déjà, le conseil en réduction des coûts affichait une forte progression d'activité et des effectifs en hausse. Aujourd'hui, c'est au tour des cabinets de restructuration et des managers de crise par intérim d'être fortement sollicités, les entreprises ayant souvent besoin d'hommes neufs pour agir dans la tourmente.