Constatez-vous une généralisation de l'utilisation des « data rooms » électroniques dans votre activité ?
Il y a seulement trois ans, lorsqu'une data room électronique était mise à disposition sur une transaction, c'était une bonne nouvelle pour les conseils et les banquiers ; aujourd'hui, c'est devenu la norme. Notre cabinet a été précurseur dans l'adoption de ce type d'outils. Lorsque nous intervenons en tant que conseil du vendeur, nous proposons notre propre solution de data room, développée en collaboration avec l'éditeur SQLI, dont l'ergonomie et l'arborescence sont adaptées aux besoins spécifiques de chaque transaction.
Ces outils sont-ils cruciaux dans le déroulement d'une transaction ?
Lorsque nous intervenons en tant que conseil d'un acquéreur, nous sommes amenés à utiliser divers systèmes de data room électronique présents sur le marché, et nous observons qu'ils sont encore très inégaux. Or, il est important de bien choisir sa plate-forme, car un dysfonctionnement ou une inadaptation de la data room peut déclencher certaines crispations chez les candidats acquéreurs et avoir des conséquences sur le déroulement de la transaction. Les problèmes éventuels de connexion ou de maniement des outils ne doivent pas empêcher les professionnels de se concentrer sur leurs objectifs, qui sont la détermination de la valeur de la cible ou de l'actif cédé et l'analyse juridique et stratégique.
Quels sont les facteurs clés de succès dans l'utilisation d'une « data room » électronique ?
La véritable valeur ajoutée d'une data room virtuelle consiste essentiellement à organiser les documents pour orienter l'acquéreur, permettre la mise à disposition de nouvelles informations, gérer le processus de questions/réponses, interpréter les statistiques d'utilisation. L'information ne doit pas simplement être mise en ligne, mais structurée de manière claire, cohérente et accessible.