L'immobilier est en crise mais de nouveaux métiers se créent, n'est-ce pas paradoxal ?
Ce paradoxe n'est qu'apparent, car ce secteur en difficulté - en 2008, l'activité a baissé de 20 % - est en même temps un marché de besoins primaires pour les particuliers et les entreprises. Ainsi, l'évolution récente, liée à la crise, justifie l'apparition de nouveaux métiers où la notion d'expertise sera valorisée comme dans le financement.
La pierre reste-t-elle un bon placement ?
La crise renforce en fait cette impression et au bout du compte, le regain d'intérêt pour l'immobilier en tant qu'investissement est réel. Ces paramètres exigent de nouveaux métiers et de nouvelles formations. Notre travail au sein de notre organisation professionnelle et de l'école est de guetter l'évolution.
Dans quelles directions définissez-vous ces nouvelles formations ?
Les métiers du service se déploient fortement et d'autres vont apparaître grâce au Grenelle de l'environnement. J'ai créé au sein de l'Espi un organisme de veille qui regarde les évolutions des besoins des entreprises pour mettre au point de nouvelles formations, et cette année, nous nous concentrons sur le développement durable.
* Fédération nationale de l'immobilier
** Ecole supérieure des professions immobilières