Qu'avez-vous constaté lors de votre étude sur les fins de carrières bancaires ?
Le souhait d'un départ à la retraite dès que possible est loin d'être remis en cause, tant du côté des salariés que de l'entreprise. Les seniors qui ont vu partir d'anciens collègues grâce aux préretraites regrettent de ne pas pouvoir bénéficier d'un traitement aussi favorable. Dans la banque, leur maintien en poste se pose avec d'autant plus d'acuité qu'ils représentent le tiers des effectifs.
Comment expliquer cette habitude ?
C'est surtout l'absence de mobilité interne en deuxième partie de carrière qui explique le désir de partir aussi tôt que possible. Les seniors témoignent par exemple d'une relative absence de suivi personnalisé et regrettent l'inefficacité des entretiens annuels. De nombreux salariés en fin de carrière ne ressentent pas le besoin d'une réorientation de leurs objectifs, par manque de motivation ou de sollicitation. Pour les ressources humaines, maintenir en activité des salariés expérimentés tout en préparant les nombreux recrutements semble être difficile. Ils préfèrent concentrer leurs efforts sur l'embauche et la promotion des jeunes, qui risquent plus de partir à la concurrence, et montrent peu d'intérêt pour l'activité des seniors.
*Caisse nationale d'assurance vieillesse
**Consulter le lien : www.cnav.fr/5etude/documentation/cadrage/N8_2009.08/Cadr@ge_n8_