« 2009 aura été l'année du record de flux entrants dans les pays émergents, que ce soit pour les marchés de dettes, de devises ou d'actions. Craindre que ceux-ci repartent aussi vite qu'ils sont arrivés est légitime. Néanmoins, nous sommes dans une situation inverse de celle de 1998. Les sorties brutales de capitaux étaient à l'époque justifiées par l'endettement colossal des pays ciblés et le déficit de leurs balances courantes. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. L'assainissement des économies en développement en question s'est accompagné d'une modification de la perception de leur risque de la part des investisseurs. Ensuite, la place prépondérante de ces pays dans l'économie mondiale, leur PIB global représentant désormais près de la moitié du revenu mondial, s'est encore très peu répercutée dans les marchés de capitaux. Le poids des émergents dans les marchés actions n'est encore 'que' de 12 % aujourd'hui, à comparer, certes, à 4 % de la capitalisation boursière mondiale en 2002. »