Quel bilan tirez-vous de votre cinquième observatoire des directions fiscales* ?
Les directeurs fiscaux voient leurs relations se resserrer avec les directeurs financiers. Désormais, 74% des directions fiscales sont rattachées aux directions financières contre 63% l’an dernier.
Cela accroît les opportunités d’évoluer vers des fonctions financières…
Bien sûr. D’ailleurs, certains fiscalistes sont de plus en plus comptables et les comptables de plus en plus fiscalistes, comme en témoigne la création de postes de «tax accountants» ou comptables fiscaux.
Des passerelles existent-elles avec d’autres départements ?
La fiscalité ne se fait pas que dans les directions fiscales, loin s’en faut. Le fiscaliste peut aussi bien intervenir sur les marchés pour définir la rentabilité d’un produit après impact fiscal, que sur un LBO où il modélisera les impacts fiscaux d’une opération de restructuring. L’importance du fiscaliste devrait davantage être prise en compte : 68% des sondés n’ont pas de stratégie fiscale globale, alors que la fiscalité est présente dans beaucoup d’activités de l’entreprise.
* L'Observatoire des directions fiscales sera mis en ligne sur le site de Ernst & Young (www.ey-avocats.com)