L'Agefi : Comment expliquez-vous vos résultats semestriels très supérieurs aux attentes ?
Frank Piedelièvre : Le retour à une croissance organique de 2,5% au deuxième trimestre a été une bonne surprise. De bons résultats se sont cumulés dans différents métiers, notamment dans les services aux gouvernements & le commerce international. En outre, les effets de change ont été positifs, avec une évolution favorable de la plupart des monnaies face à l'euro.
Pouvez-vous détailler votre objectif de croissance de 10% du chiffre d'affaires au second semestre ?
Nous bénéficierons de comparables plus favorables. La croissance organique pourrait être un peu meilleure qu'au deuxième trimestre si la fin d'année voit la reprise des activités cycliques (marine et construction). De plus, Inspectorate, qui sera consolidée à compter du 1er septembre, a enregistré une croissance organique supérieure à 10% au premier semestre, et devrait réaliser 280 millions de livres de chiffre d'affaires et 30 millions de résultat opérationnel.
Quelle marge opérationnelle anticipez-vous pour le groupe en 2010 ?
Au premier semestre, la marge de 16,7% a bénéficié en partie de l'effet technique de la réforme de la taxe professionnelle, désormais comptabilisée en impôt et non plus en charge opérationnelle, à hauteur de 35 points de base. Sur l'ensemble de l'exercice, la marge devrait être en légère progression par rapport aux 16,4% de 2009 hors consolidation d'Inspectorate. Bien qu'ayant une marge actuelle plus faible, Inspectorate devrait atteindre progressivement, le niveau normatif de marge de 15 à 16% de Bureau Veritas.
Quelle politique de croissance externe adoptez-vous ?
D'ici à la fin de l'année, nous envisageons trois à quatre petites acquisitions, pour un montant global de 20 à 40 millions d'euros. Nos priorités demeurent les secteurs de l'industrie, des biens de consommation et du commerce international. Au maximum, nous atteindrons un ratio dette nette sur Ebitda de 2 en fin d'année 2010, pour des covenants à 3. De plus, nous disposons d'une forte capacité de désendettement grâce à notre génération de cash flow libre, qui était de 300 millions d'euros en 2009. L'endettement n'est pas un frein au développement du groupe.