Malgré la crise, y a-t-il toujours des lancements dans la gestion de patrimoine indépendante ?
Nous accueillons 25 nouvelles structures par mois, et un quart d'entre elles sont liées à des créations. C'est un rythme normal. Ce qui a véritablement changé, c'est la façon dont se lancent les nouveaux CGPI. Auparavant, il s'agissait de reconvertis du salariat ; aujourd'hui, ce sont de vrais chefs d'entreprise. Ils ont des moyens financiers et humains, et ont mûri leur projet. Ainsi, chaque semaine, nous recevons à l'Anacofi un professionnel qui vient nous demander, afin de bien se préparer, quelle est la réglementation, les organisations où il doit s'inscrire, les diplômes à passer...
Quel est leur profil ?
Il y a des professionnels qui quittent des grandes sociétés de gestion ou des banques d'affaires. Certains ne veulent plus être salariés. On voit évidemment aussi des personnes qui ont subi un plan social dans leur établissement.
Quel défi doivent relever les CGPI en matière de ressources humaines ?
Le grand défi pour ces structures est de croître en termes d'effectifs car elles restent très petites. Mais c'est une gageure dans le contexte actuel.